Tous les articles par Admin

Rémy Potier : l’ia, prothèse de la psychophobie

L’article examine l’investissement de l’IA conversationnelle par des adolescents en refus scolaire anxieux. Mobilisant les concepts de psychophobie et de phobie du fonctionnement mental, il lit certains usages de l’IA comme prothèse anti-pensée. Il introduit le Moi-document, fonction contemporaine de subjectivation par l’archive, du corps inscrit à l’historique conversationnel, qui peut soutenir l’élaboration ou se rigidifier en holding fossile.

Adolescence, 2026, 44, 2, 347-359.

Anthony Brault : phobie ou hypocondrie ? les chemins de l’angoisse

L’auteur propose de revenir à l’origine du symptôme phobique – avant qu’il ne se forme – c’est-à-dire à l’angoisse. La notion d’hystérie d’angoisse est reprise et étudiée dans son rapport à la névrose d’angoisse. Le cas d’un adolescent de 14 ans illustre ce moment où la névrose d’angoisse ne trouve pas de résolution dans la phobie et l’auteur précise les raisons pour lesquelles lui est privilégiée une solution hypocondriaque.

Adolescence, 2026, 44, 2, 335-345.

Stella Mitrouska, Feryal Arabaci-Colak, Hindi Hafhouf-Lacôte : des humiliations scolaires subies à la phobie scolaire : la phobitisation

L’article explore les passages à l’acte chez les adolescents. Il montre comment les humiliations subies se transforment en processus de phobitisation à l’école, et en manifestations agressives. Ces dernières mobilisent des mécanismes de retournement actif et d’identification projective. Le travail institutionnel engagé permet de restaurer une fonction tierce et de relancer les processus de liaison, de subjectivation.

Adolescence, 2026, 44, 2, 323-334.

Annie Birraux : de la peur à l’angoisse, l’usage de la phobie

L’auteur propose une réévaluation de la fonction phobique à l’adolescence. Entre la peur de l’objet et l’angoisse du Sujet, la phobie crée l’écart nécessaire pour qu’un espace d’élaboration puisse se constituer. La phobie serait une structure originaire du fonctionnement psychique, tendant à restaurer, par la projection, une homéostasie interne. C’est un mode de gestion de l’angoisse particulièrement utilisé à l’adolescence en raison de la difficulté, au moment de la puberté, d’accéder aux représentations sexuées des conflits internes.

Adolescence, 2026, 44, 2, 305-322.

Nicolas Rabain, Marcela Montes De Oca : réunir des adolescents déscolarisés pour combattre la phobie scolaire

Les auteurs proposent une critique de la notion de phobie scolaire en prenant appui sur le groupe multifamilial qu’ils ont mis en place à l’attention d’adolescents déscolarisés et réfractaires aux soins. Selon eux, cette entité nosographique fait obstacle et, paradoxalement, sert de point de départ à l’élaboration des conflits psychiques. Leur travail montre combien l’abord multifamilial est pertinent dans la prise en soin des collégiens et des lycéens déscolarisés.

Adolescence, 2026, 44, 2, 293-304.

Manuella De Luca : une phobie pas si scolaire

À partir du cas de Sophie qui présente une « phobie scolaire », cet article interroge les enjeux métapsychologiques d’un symptôme dont l’évidence nosographique recouvre la complexité des remaniements adolescents. L’articulation entre névrose actuelle et névrose de transfert conduit à penser le scolaire comme un lieu de déplacement des conflits œdipiens et des effets d’après-coup du pubertaire. Les médiations thérapeutiques apparaissent comme les conditions d’une relance du travail de figuration, de transfert et de subjectivation.

Adolescence, 2026, 44, 2, 281-292.

Emmanuelle Boë : phobie scolaire grave, définition et perspectives de traitement

La réclusion à domicile qui accompagne parfois la phobie scolaire de l’adolescent est un facteur de gravité. Rencontrer en consultation un jeune qui ne sort plus de chez lui, présente un caractère paradoxal qui fait écho aux particularités cliniques de ce trouble Trois configurations de rencontre possible sont proposées, selon le degré d’évitement et la dialectique contenant-contenu. Installer un cadre thérapeutique dans ces situations, confronte à l’écueil d’un lien à caractère paradoxal.

Adolescence, 2026, 44, 2, 269-279.

Kalyane Fejtö: la phobie scolaire à l’université et le devenir adulte

Le devenir adulte est une étape du processus de subjectivation, en tant qu’il engage une rencontre nouvelle avec la réalité extérieure, et confronte à de nombreuses angoisses d’abandon et de castration auxquelles la phobie scolaire est susceptible de donner forme. À partir de la lecture d’Un homme qui dort de Georges Perec et d’une situation clinique, il s’agira d’éclaircir la nature et la fonction de ce symptôme dans la dynamique post-adolescente.

Adolescence, 2026, 44, 2, 257-268.

Bernard Golse : phobie ou refus scolaire ?

Après avoir évoqué la coupure progressive entre la pédopsychiatrie et la psychanalyse, l’auteur rappelle les modèles (médical, psychopathologique et pédopsychiatrique) permettant de penser les troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent. Il interroge ensuite ce qu’il en est du type de diagnostic (descriptif, étiologique et structural) pour les grandes classifications internationales. Le concept de phobie scolaire invite à un diagnostic structural, celui de refus scolaire n’est que descriptif.

Adolescence, 2026, 44, 2, 247-256.

 

Jean- François rabain, Daniel Bougnoux: la guerra en el corazón del amor: el duelo aragon/breton

El encuentro entre André Breton y de Louis Aragon en el hospital de Val-de-Grâce en 1917 fue el origen de una amistad apasionada que condujo a la publicación del Manifiesto del surrealismo y de una ola de sueños en 1924. Las cartas de L. Aragon a A. Breton entre 1918 a 1931 nos revelan la naturaleza de su vínculo hecha de rivalidad y de celos que unen y separan a los dos escritores; así como también de la influencia d’A. Breton quién era el mayor. Aquí, la guerra se juega en el corazón del amor hasta su ruptura en los años 30.

Adolescence, 2026, 44, 1, 205-218.