À partir du cas de Sophie qui présente une « phobie scolaire », cet article interroge les enjeux métapsychologiques d’un symptôme dont l’évidence nosographique recouvre la complexité des remaniements adolescents. L’articulation entre névrose actuelle et névrose de transfert conduit à penser le scolaire comme un lieu de déplacement des conflits œdipiens et des effets d’après-coup du pubertaire. Les médiations thérapeutiques apparaissent comme les conditions d’une relance du travail de figuration, de transfert et de subjectivation.
Au moment où les dysharmonies de l’enfant sont intégrées aux troubles du spectre autistique, il convient de questionner la place à leur accorder en psychopathologie. Ces enfants initialement fragiles, s’ils bénéficient d’une prise en charge très précoce, peuvent rattraper rapidement des difficultés de départ massives. Ceci souligne l’intérêt d’un repérage précoce de ces pathologies alliant les connaissances du développement, du fonctionnement psychique et des théories intersubjectives.
Adolescence, 2015, 33, 4, 779-788.
Revue semestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines, indexée AERES au listing PsycINFO publiée avec le concours du Centre National du Livre et de l’Université de Paris Diderot Paris 7