Archives par mot-clé : Phobie

Anthony Brault : phobie ou hypocondrie ? les chemins de l’angoisse

L’auteur propose de revenir à l’origine du symptôme phobique – avant qu’il ne se forme – c’est-à-dire à l’angoisse. La notion d’hystérie d’angoisse est reprise et étudiée dans son rapport à la névrose d’angoisse. Le cas d’un adolescent de 14 ans illustre ce moment où la névrose d’angoisse ne trouve pas de résolution dans la phobie et l’auteur précise les raisons pour lesquelles lui est privilégiée une solution hypocondriaque.

Adolescence, 2026, 44, 2, 335-345.

Annie Birraux : de la peur à l’angoisse, l’usage de la phobie

L’auteur propose une réévaluation de la fonction phobique à l’adolescence. Entre la peur de l’objet et l’angoisse du Sujet, la phobie crée l’écart nécessaire pour qu’un espace d’élaboration puisse se constituer. La phobie serait une structure originaire du fonctionnement psychique, tendant à restaurer, par la projection, une homéostasie interne. C’est un mode de gestion de l’angoisse particulièrement utilisé à l’adolescence en raison de la difficulté, au moment de la puberté, d’accéder aux représentations sexuées des conflits internes.

Adolescence, 2026, 44, 2, 305-322.

François Richard : ce que la rencontre avec l’adolescent apprend au psychanalyste

La psychanalyse de l’adolescent existe-t-elle ? Deux points de vue sont réfutés, celui qui considère l’adolescence comme le moment du refoulement après-coup et celui qui s’effraie d’un risque de flambée pulsionnelle en situation clinique duelle. L’histoire des élaborations théoriques sur l’adolescence introduit à une conception de la rencontre entre le psychanalyste et l’adolescent susceptible d’éclairer la pratique psychanalytique avec l’adulte.

La méthode freudienne d’interprétation du conflit pulsionnel et du transfert est applicable avec l’adolescent, ce que démontre le traitement d’une jeune adolescente présentant des troubles anorectiques et addictifs. Les fonctionnements limites y correspondent à des défenses projectives contraphobiques, le refoulement étant recouvert par le clivage.

Des hypothèses sont avancées sur les pathologies actuelles de l’adolescent et du jeune adulte (recours paradoxal à des formes d’excitation à visée désexualisante, externalisation de l’intériorité psychique) dans un contexte de « malaise dans la culture ».

Adolescence, 2011, T. 29 n°2, pp. 245-270.