Archives par mot-clé : Phobie scolaire

Manuella De Luca : une phobie pas si scolaire

À partir du cas de Sophie qui présente une « phobie scolaire », cet article interroge les enjeux métapsychologiques d’un symptôme dont l’évidence nosographique recouvre la complexité des remaniements adolescents. L’articulation entre névrose actuelle et névrose de transfert conduit à penser le scolaire comme un lieu de déplacement des conflits œdipiens et des effets d’après-coup du pubertaire. Les médiations thérapeutiques apparaissent comme les conditions d’une relance du travail de figuration, de transfert et de subjectivation.

Adolescence, 2026, 44, 2, 281-292.

Emmanuelle Boë : phobie scolaire grave, définition et perspectives de traitement

La réclusion à domicile qui accompagne parfois la phobie scolaire de l’adolescent est un facteur de gravité. Rencontrer en consultation un jeune qui ne sort plus de chez lui, présente un caractère paradoxal qui fait écho aux particularités cliniques de ce trouble Trois configurations de rencontre possible sont proposées, selon le degré d’évitement et la dialectique contenant-contenu. Installer un cadre thérapeutique dans ces situations, confronte à l’écueil d’un lien à caractère paradoxal.

Adolescence, 2026, 44, 2, 269-279.

Kalyane Fejtö: la phobie scolaire à l’université et le devenir adulte

Le devenir adulte est une étape du processus de subjectivation, en tant qu’il engage une rencontre nouvelle avec la réalité extérieure, et confronte à de nombreuses angoisses d’abandon et de castration auxquelles la phobie scolaire est susceptible de donner forme. À partir de la lecture d’Un homme qui dort de Georges Perec et d’une situation clinique, il s’agira d’éclaircir la nature et la fonction de ce symptôme dans la dynamique post-adolescente.

Adolescence, 2026, 44, 2, 257-268.

Bernard Golse : phobie ou refus scolaire ?

Après avoir évoqué la coupure progressive entre la pédopsychiatrie et la psychanalyse, l’auteur rappelle les modèles (médical, psychopathologique et pédopsychiatrique) permettant de penser les troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent. Il interroge ensuite ce qu’il en est du type de diagnostic (descriptif, étiologique et structural) pour les grandes classifications internationales. Le concept de phobie scolaire invite à un diagnostic structural, celui de refus scolaire n’est que descriptif.

Adolescence, 2026, 44, 2, 247-256.

 

Emmanuelle Boë, Marie-Jeanne Guedj-Bourdiau : l’enclave et le Claustrum dans la phobie scolaire

La phobie scolaire de l’adolescent s’accompagne d’une angoisse si massive que l’inhibition en résultant constitue un obstacle à l’accès à la vie fantasmatique du patient. La conduite souvent associée de claustration à domicile nous oriente vers le fantasme archaïque de Claustrum développé par D. Meltzer. Il s’agit d’une forme d’indentification projective intrusive qui contrarie le conflit œdipien en s’opposant au processus de différenciation. Nous déployons ces notions à travers un cas clinique.

Adolescence, 2023, 41, 1, 167-177.

Emmanuelle Boë : la phobie scolaire aux confins de la psychose

Avec la puberté, le vécu temporel se conflictualise et sort de la linéarité infantile. Ce processus se voit entravé par la survenue d’une phobie scolaire à l’adolescence, sans signe annonciateur antérieur. La pulsionalité y semble aussi gelée que le temps figé. S’y retrouve une quête d’immuabilité propre aux syndromes autistiques. Ici l’effet d’après-coup au lieu d’ouvrir à la temporalité réveille une faille des origines.

Adolescence, 2020, 38, 1, 191-205.

Annie Birraux : parents dans les situations de phobies scolaires

L’auteur illustre combien les résistances parentales peuvent faire le lit de la psychopathologie de l’adolescent. L’exposé d’une situation problématique de suivi thérapeutique permet de rappeler quelques principes concernant la prise en charge des familles. Il propose de penser la phobie scolaire comme un syndrome post- traumatique plutôt que comme une histoire névrotique, mais insiste sur le poids, dans le développement de l’adolescent, des idéaux infantiles parentaux non introjectés.

Adolescence, 2014, 32, 3, 464-479.