La réclusion à domicile qui accompagne parfois la phobie scolaire de l’adolescent est un facteur de gravité. Rencontrer en consultation un jeune qui ne sort plus de chez lui, présente un caractère paradoxal qui fait écho aux particularités cliniques de ce trouble Trois configurations de rencontre possible sont proposées, selon le degré d’évitement et la dialectique contenant-contenu. Installer un cadre thérapeutique dans ces situations, confronte à l’écueil d’un lien à caractère paradoxal.
Le devenir adulte est une étape du processus de subjectivation, en tant qu’il engage une rencontre nouvelle avec la réalité extérieure, et confronte à de nombreuses angoisses d’abandon et de castration auxquelles la phobie scolaire est susceptible de donner forme. À partir de la lecture d’Un homme qui dort de Georges Perec et d’une situation clinique, il s’agira d’éclaircir la nature et la fonction de ce symptôme dans la dynamique post-adolescente.
Après avoir évoqué la coupure progressive entre la pédopsychiatrie et la psychanalyse, l’auteur rappelle les modèles (médical, psychopathologique et pédopsychiatrique) permettant de penser les troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent. Il interroge ensuite ce qu’il en est du type de diagnostic (descriptif, étiologique et structural) pour les grandes classifications internationales. Le concept de phobie scolaire invite à un diagnostic structural, celui de refus scolaire n’est que descriptif.
Adolescence, 2026, 44, 2, 247-256.
Revue semestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines, indexée AERES au listing PsycINFO publiée avec le concours du Centre National du Livre et de l’Université de Paris Diderot Paris 7