À partir de l’observation de Julien « guéri » de son état dépressif sous antidépresseur, nous interrogeons les réaménagements psychiques faisant suite à cette apparente « normalisation ». Nous montrons qu’une élaboration dépressive entravée peut figer le processus adolescent. La désinhibition induite par le traitement l’expose à la violence de sa pulsionnalité et au passage à l’acte. Ce figement favorise des projections paranoïaques, paravent d’une position homosexuelle passive non élaborée.
Adolescence, 2026, 44, 1, 33-45.