Ce travail expose une théorie de la filiation pensée comme forme dynamique, et fait le diagnostic d’une souffrance contemporaine à habiter la temporalité. Le rapport actuel au temps est saisi à travers le prisme des théories transhumanistes, afin d’illustrer l’idée d’un présent qui ne se déploie pas, et d’un futur peu investi par l’élan vital, quand bien même la mémoire serait « parfaite ». Une vignette clinique donne à comprendre l’impasse subjective d’une mémoire « totale ».
L’auteur examine les conditions de la transmission, en explorant à travers une histoire clinique les prérequis de celle-ci : l’écart entre les générations, la capacité de faire face à la perte et à l’altérité, la mise en route d’un processus exogame, l’organisation d’une tiercéité.
L’auteur cherche à mettre en évidence que transmission, identifications, subjectivation, sentiment d’identité, souffrance identitaire et manifestations pathologiques sont autant de registres qui semblent liés par des rapports complexes et parfois paradoxaux. Les diverses formes de la construction identitaire à l’adolescence, ne doivent-elle pas se concevoir avec « l’actuel malaise dans la culture » ?
L’auteur interroge les liens entre crise de la transmission, crise des identifications transgénérationnelles et crise d’identité, et leurs effets sur la construction identitaire des adolescents. Dans notre pratique, ne serions-nous pas confrontés à la conflictualité de ces trois domaines et nous-mêmes les supports transférentiels (et contre-transférentiels) potentiels de trois modes de relation d’objets avec les adolescents et les familles que nous rencontrons.
Il faut des détours philosophiques et littéraires pour aborder un propos aussi consistant que « transmission et identité » : un paradoxe grec sur l’identité dans le temps ; l’Éloge de la folie d’Érasme ; le « membre fantôme » chez J. Michelet ; une remarque d’H. Bergson sur les manières de dire ; un propos de C. Péguy sur l’éducation ; « La lettre au père » de F. Kafka et quelques autres références actuelles ou inactuelles.
L’auteur présente les activités du Collège Aquitain de Psychopathologie de l’Adolescent, puis questionne l’actuel mal-être des adolescents, entre impasses identificatoires et défaut de perspectives historiques. S’ensuivent des réflexions sur les prises en charge cliniques.
A partir de encuentros clínicos con artistas contemporáneos (aqui Boris), exploraremos el lugar del cuerpo en la creación, a través de la noción de ritmo. El ritmo no se reduce ni a la ritmicidad ni al tempo ni a la métrica sola, si no sería un testimonio de la encarnación del movimiento interno. Es en su encarnación, que ese ritmo existe, adosado l cuerpo pulsional del cual, él es la expresión. La obra así creada es su eco.
Un análisis de la noción de subjetivación según R. Cahn (2016) es propuesto a partir de una práctica psicoanalítica en un cetro para adolescentes que él creo (el CEREP). La noción de estado límite es redefinida en referencia a la adolescencia como una incapacidad de acceder a la posición de sujeto de su propia experiencia psíquica en términos del ser. De ello surge una concepción renovada de la práctica psicoanalítica la cual es precisada, justificada y distinguida de ciertas derivas contemporáneas.
Este texto, busca a discernir las condiciones de inteligibilidad de la emergencia del fanatismo islamista en Europa. La fascinación ejercida por el islamismo en el viejo continente designa aquí, conjuntamente a la atracción por el djihaid y la ceguedad intelectual por el fenómeno. Este síntoma contemporáneo es el objeto de una interpretación, orientada sobre los efectos de 3la verdad histórica” convocada en los pueblos concernidos; todo ello interrogando las bases puestas para el trabajo de la cultura de los hombres.
Adolescence, 2017, 35, 1, 149-166.
Revue semestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines, indexée AERES au listing PsycINFO publiée avec le concours du Centre National du Livre et de l’Université de Paris Diderot Paris 7