Les guerres familiales trouvent leurs racines dans l’ambivalence des liens affectifs. L’amour et la haine ne s’excluent pas : ils cohabitent dans une proximité étouffante. Les conflits conjugaux, les rivalités fraternelles, les attentes impossibles nourrissent des tensions qui, sans issue, se transforment en affrontements durables. Pour se construire, le jeune doit s’opposer, parfois violemment. Dans cette lutte pour l’autonomie, la maison devient le théâtre d’une véritable guerre de positions.
Adolescence, 2026, 44, 1, 61-73.