Archives par mot-clé : Groupe

Jessica Jourdan-Peyrony, François Pommier : Le masque comme enveloppe

Créer des masques à partir de l’empreinte du visage avec des adolescents au fonctionnement limite en institution psychiatrique permet de relancer un processus de subjectivation. Cette médiation accueille des projections identifiantes sur des supports concrets, les thérapeutes et le cadre. Confection, création imaginaire et mise en jeu scénique font travailler la dimension corporelle et groupale, la constitution des enveloppes psychiques et leur renfort, en écho aux interactions précoces.

Adolescence, 2017, 35, 2, 315-324.

Almudena Sanahuja, Patricia Manga-Carrola, Anouck Ruet : obésité, un dispositif groupal

Cet article propose une réflexion autour de la mise en place d’un dispositif novateur à médiation corporelle, à destination de jeunes filles en situation d’obésité où les enjeux tant individuels que groupaux vont se déployer. Cette approche globale où s’entremêlent le somatique et le psychique insiste sur l’intérêt du groupe comme support de contenance pour des jeunes filles qui présentent une image inconsciente du corps troublée.

Adolescence, 2016, 34, 1, 151-166.

Marie Thomas, Didier Drieu, Jalal Jerar Oulidi, Aymeric De Fleurian : intérêt des groupes avec médiations

Le travail groupal avec médiations peut soutenir la symbolisation dans les soins aux adolescents vulnérables. Comme dans le psychodrame, le dispositif d’un groupe « trouvé/créé » – ici avec des jeunes d’un hébergement thérapeutique – et le support de la narrativité (cartes, histoires fantastiques, récit imagé et partagé) peuvent mobiliser une dynamique d’interfantasmatisation et déjouer ainsi la violence d’incorporats traumatiques qui sidèrent les processus d’adolescence.

Adolescence, 2016, 34, 1, 129-138.

Tamara Guenoun : médiation thérapeutique par l’improvisation théâtrale

Cet article analyse le « site » thérapeutique de la médiation théâtrale. Le groupe y occupe une place centrale, se différenciant toutefois du dispositif thérapeutique de psychodrame analytique en groupe. Les propriétés du médium théâtral induisent une dynamique spécifique. La scène se fait catalyseur de la fonction phorique. L’accordage esthétique offre des occasions de désidentification.

Adolescence, 2016, 34, 1, 117-128.

Véronique Laurent, Simon Duchêne, Claire Lathière : dynamique de l’institution comme groupe

À partir d’un modèle d’institution référé au groupe, l’article dégage un processus transformationnel qui porte sur les enveloppes psychiques individuelles et collectives. Les aléas de l’intériorisation progressive du cadre rappellent que pour certains adolescents le travail sur les limites différenciatrices et le rétablissement d’une peau pour les pensées précèdent la possibilité d’une centration sur les contenus refoulés. Les capacités auto-réorganisatrices du groupe soutiennent ces changements.

Adolescence, 2016, 34, 1, 65-82.

Nadège Babillot, Sophie Lamare, Patrick Genvresse : groupe de parents dans le traitement de l’anorexie

Ce texte relate la première expérience d’une prise en charge groupale de parents d’adolescentes souffrant d’anorexie mentale à la Maison des Adolescents du Calvados. Le choix des auteurs a été de retranscrire fidèlement les moments féconds des séances au plus près de la clinique en insistant sur le vécu contre-transférentiel.

Adolescence, 2014, 32, 3, 503-510.

Irma Coronado Goupil : une vision thérapeutique du jeu vidéo

Les jeux vidéo et les logiciels éducatifs s’avèrent constituer d’excellents supports pour l’observation clinique des comportements et de la relation homme-machine. Les enfants et les jeux vidéo nous incitent à nous poser des nouvelles questions sur l’espace transitionnel qu’ils créent. Le monde virtuel est en mesure de révéler la manière dont le sujet interagit avec son environnement. Il en résulte de nouvelles hypothèses sur la qualité des perceptions et l’appréhension des objets dans la construction du Moi et de son avenir émotionnel.

Adolescence, 2009, T. 27, n°3, pp. 711-720.

Yann Leroux : le jeu vidéo comme support d’une relation thérapeutique

Depuis maintenant une vingtaine d’années, les jeux vidéo se sont profondément installés dans notre culture. Les adolescents y trouvent des espaces dans lesquels les enjeux de l’adolescence peuvent être joués et rejoués. Des psychothérapeutes ont commencé à les utiliser dans le cadre de médiations psychothérapiques. Le texte rapporte la construction d’un dispositif de soin : le groupe thérapeutique Jeu vidéo. Celui-ci est pensé comme un appareil de travail permettant de stimuler et d’accueillir les affects et les pensées. Ce type de médiation est particulièrement intéressant dans la prise en charge d’enfants ou d’adolescents dont l’inhibition massive hypothèque d’emblée le projet thérapeutique. La notion de « ludopaysage » rend compte d’une partie du travail psychique qu’appelle le jeu vidéo. Le cas de Julien permet d’illustrer le travail effectué.

Adolescence, 2009, T. 27, n°3, pp. 699-709.

Charlotte De Bucy, Silvana Belmudes, Paul Moulas, Mustapha Bessedik, Bertrand Vachey, Jean-Pierre Benoit, Serge Tisseron, Marie-Rose Moro : de l’étayage sur l’avatar à l’étayage sur l’animateur. analyse d’un groupe de soins pour les joueurs excessifs.

Les adolescents joueurs excessifs de jeux vidéo présentent des fonctionnements divers sous-jacents à leur symptomatologie, adolescents pour lesquels un atelier de jeu en groupe associé à un temps de parole semble une thérapie adaptée. L’utilisation de l’objet même du jeu comme médiation thérapeutique offre des possibilités d’émergence des matériaux affectif et perceptif, qu’il sera possible d’élaborer dans un second temps. Un processus de prise de conscience par les jeunes de leur problématique, ainsi que de distanciation avec l’objet s’ensuit. Les interactions permises par le groupe bienveillant relancent le processus identificatoire, notamment chez ceux victimes de violences scolaires. La connaissance des jeux vidéo par au moins l’un des soignants favorise les échanges, participant à la revalorisation narcissique et la relance du processus identificatoire.

Adolescence, 2009, T. 27, n°3, pp. 689-698.