Tous les articles par Admin

Sara Skandrani, Aurélie Harf, Sophie Maley Regley, Marie Rose Moro : la quête des origines inversée dans l’adoption internationale

La quête des origines dans les familles adoptives se joue principalement sur un plan fantasmatique, interrogeant l’histoire de l’enfant et de ses parents. Aujourd’hui, de nouvelles questions émergent dans un contexte de prises de contact de plus en plus fréquentes par la famille biologique, via les réseaux sociaux. Le réel vient alors faire effraction, s’imposant à l’adolescent, en dépit de son élaboration intime de la problématique des origines.

Adolescence, 2020, 38, 1, 245-255.

Sébastien Chapellon : franchir une frontière à l’adolescence

Le fait de devoir quitter sa terre natale pour s’installer dans un pays étranger aux mœurs inconnues, produit des bouleversements psychiques considérables, surtout au moment de l’adolescence ! À cette période de la vie, il est particulièrement ardu de se confronter aux deuils et aux changements qu’impose la migration. En témoigne, le cas d’une adolescente aux prises avec un contexte migratoire douloureux mettant en exergue la fonction contenante du cadre culturel.

Adolescence, 2020, 38, 1, 225-243.

Arnaud Malausséna : l’objet-frontière en psychanalyse : vers la représentation d’un soi

La représentation d’un soi à l’adolescence s’élabore dans un travail des limites nécessitant une dimension intersubjective notamment dans la rencontre d’un objet-frontière. La rencontre clinique d’un adolescent sollicitant une forte dimension sensori-motrice permet de mesurer le rôle du langage du corps et de l’acte. Également, le rôle de l’éducateur comme objet-frontière permet de mettre en perspective les propriétés fondamentales liées à cet objet.

Adolescence, 2020, 38, 1, 207-223.

Emmanuelle Boë : la phobie scolaire aux confins de la psychose

Avec la puberté, le vécu temporel se conflictualise et sort de la linéarité infantile. Ce processus se voit entravé par la survenue d’une phobie scolaire à l’adolescence, sans signe annonciateur antérieur. La pulsionalité y semble aussi gelée que le temps figé. S’y retrouve une quête d’immuabilité propre aux syndromes autistiques. Ici l’effet d’après-coup au lieu d’ouvrir à la temporalité réveille une faille des origines.

Adolescence, 2020, 38, 1, 191-205.

Aymeric Philonenko : l’adolescent et sa famille aux prises avec la paradoxalité

La lecture métapsychologique du phénomène de double bind et de la paradoxalité psychique autorise la compréhension de leur importance dans la (dé)structuration psychique du sujet, ainsi que l’élaboration des manifestations transférentielles et contre-transférentielles que ceux-ci impliquent, dont la reconnaissance est un enjeu thérapeutique majeur. Enfin, le concept de paradoxe permet a fortiori de remettre au travail et « en jeu » les questions des limites et des frontières à l’adolescence.

Adolescence, 2020, 38, 1, 177-189.

Luca Quagelli : rôle de la répétition dans la construction des frontières psychiques

L’auteur s’appuie sur le matériel clinique issu de la psychothérapie d’un adolescent psychotique pour interroger les phénomènes de répétition à l’identique, leur signification et leur possibilité de transformation. Ces manifestations seraient liées à des échecs de la rencontre entre le sujet et son environnement premier, au moment où les frontières psychiques entre le dedans et le dehors, entre soi et l’autre, n’ont pas encore pu s’organiser.

Adolescence, 2020, 38, 1, 167-176.

Haya Sleiman Haidar : quel paradigme pour la psychose à l’adolescence ?

L’article présente une construction théorique pour penser les manifestations d’allure psychotique à l’adolescence. Entre l’archaïque et l’actuel, le paradigme de la psychose pubertaire s’affranchit de la référence hâtive à la vulnérabilité schizophrénique pour redonner une valeur processuelle à la notion de potentialité. La psychose pubertaire dévoile un caractère éminemment frontalier et sa symptomatologie traduit des modalités de traitement qui s’étendent sur le spectre d’un travail du négatif nécessaire mais incertain.

Adolescence, 2020, 38, 1, 149-165.

Mario De Vincenzo : la double limite : du regard au pensable.

Cet article rend compte du rapport existant entre l’expérience spéculaire primaire et la constitution des limites soi/autre. L’exploration d’un cas clinique permet d’apprécier l’importance du regard de l’autre comme condition nécessaire au déploiement du processus de subjectivation et à l’articulation d’une double limite dedans-dehors et inconscient-préconscient-conscient.

Adolescence, 2020, 38, 1, 135-138.

Siham Ez-zajjari : adolescence et justice : aux frontières du temps

L’exercice clinique dans des lieux de placement judiciaire, auprès d’adolescents en proie à la destructivité et aux actes délinquants, confronte rapidement les thérapeutes à des enjeux temporels particuliers. L’immédiateté des réponses institutionnelles face à « l’urgence à se subjectiver » enferme parfois ces adolescents dans la répétition mortifère du passage à l’acte. La créativité du clinicien devient alors une nécessité de premier soin pour faire de ces lieux des espaces transitionnels possibles.

Adolescence, 2020, 38, 1, 119-133.

Marie Colin, Kathleen Beuvelet, David Vavassori, Sonia Harrati : l’agir violent numérique : aux frontières du réel

L’adolescent d’aujourd’hui est pris dans ce que l’on nomme une hypermodernité. Avec l’avènement des technologies, de nouvelles modalités d’agir sont apparues telles que la violence numérique. À partir d’un cas clinique, les auteurs se proposent d’interroger l’agir violent numérique selon le référentiel psychanalytique. Plus précisément, ils discutent comment la défaillance familiale vient se déplacer sur une nouvelle scène, celle du numérique, pour tenter de restaurer les limites adolescentes.

Adolescence, 2020, 38, 1, 103-117.