Tous les articles par Admin

Alberto Eiguer : the control of evil in narcissistic perversion

Here the author makes a distinction between functional control (whose reparative and structuring function fosters narcissism) and regressive kinds of control (which are seen in perverse aberrations). This clinical study also takes in heroic identification and the quest for a place within a genealogy, along with tyrannical, dependent, pathological, or violent adolescents and parental alienation syndrome. As an approach to these aberrations, we call attention to the function of an attraction force of the psyche.

Adolescence, 2024, 42, 1, 43-56.

François Richard: is their father still Oedipal?

This article proposes the new concept of a primary Oedipus complex that is structurally deformed by the pressure of infantile polymorph sexuality in both normal and pathological development. Correlatively, splitting is considered internal to all repression. A clinical case is used to illustrate the dialectic of an incestuous regressive psychical relationship with the primal maternal object in an adolescent boy and his attempts to make a third-party paternal referent out of fragments of a representation of the Oedipal father.

Adolescence, 2024, 42, 1, 29-42.

Florian Houssier, Julie Chevalier: Freud and the passion for doubles: a dependence controlled?

Looking at Freud’s adolescence and his passionate friendships, this article will explore a quest for an alter ego that can regress to the status of narcissistic “controlling” doubles. This can produce a narcissistic wound, as otherness is no longer shown to complete the ego, but to be intolerably different from and independent of it. Moreover, the implications of this can be seen in Freud’s relationship with his daughter Anna.

Adolescence, 2024, 42, 1, 13-27.

Magali Ravit : l’addiction : un opérateur paradoxal

L’objet d’addiction est présenté comme un opérateur psychique de l’expérience subjective. La logique addictive opère sur fond traumatique. C’est à travers le rythme, la cadence de l’usage du produit, qu’il s’agit de réguler les dysrythmies précoces à l’origine des vécus d’empiètement. Dans les configurations psychiques présentées, l’addiction n’est pas une simple quête de plaisir, mais se situe comme un régulateur de la vie pulsionnelle et sensorielle.

Adolescence, 2024, 42, 1, 153-165.

Gérard Pirlot : l’emprise addictive

Le corps « sous emprise » est dans les addictions, objet contraint ; l’emprise est ici dans son « emprisonnement ». Ce que fuit l’addict, en particulier l’adolescent, est la dépendance affective et la resexualisation, à la puberté, de ses liens et ses transferts œdipiens alors qu’en deçà, ce comportement signe l’emprise d’une dépendance, celle à un Surmoi prégénital et préœdipien faisant régner un fréquent sentiment inconscient de culpabilité.

Adolescence, 2024, 42, 1, 141-152.

Léa Monterosso, Guy Gimenez, Christian Bonnet : le smartphone comme potentiel objet de relation

Comprendre les phénomènes d’emprise chez l’adolescent implique de se plonger dans l’univers virtuel actuel. Le principal changement formel lié à notre contemporanéité est la maîtrise de l’image, des musées imaginaires, comme travail de mise en forme de l’image du corps. La sortie de l’objet culturel smartphone, de manière imprévue, est un bouclier qui protège de certains moments de dire et peut potentiellement être un objet de relation dans la rencontre entre l’adolescent et le clinicien.

Adolescence, 2024, 42, 1, 129-140.

Haya Haidar, Anthony Brault : les tréfonds de la voix hallucinée

L’analyse du sonore chez un adolescent enclin à des hallucinations acoustico-verbales conduit à penser la fonction de condensation de l’hallucination à l’adolescence, et fait résonner le registre archaïque et œdipien, les problématiques narcissiques et objectales, et enfin, leur destin pulsionnel actuel entre impasse mélancolique ou reliaison masochiste.

Adolescence, 2024, 42, 1, 115-127.

Solange Lafolle, Sophie Gilbert : la maternité adolescente : voie de sortie de l’emprise ?

À partir de trois cas issus d’une recherche portant sur la subjectivation de mères adolescentes en Martinique, cet article analyse comment la maternité contribue à une prise de conscience pour penser la sortie de la relation d’emprise. Les trajectoires des participantes renvoient aux limites et aux carences affectives, rappelant l’importance d’espaces d’intersubjectivité pour étayer, libérer la parole et accompagner le processus de reprise de pouvoir menant à la subjectivation.

Adolescence, 2024, 42, 1, 101-113.

Julie Vanhalst, Élise Vandermarlière : prostitution adolescente et emprise institutionnelle

À partir d’une expérience d’accueil d’adolescentes ayant des pratiques prostitutionnelles, les auteures proposent une réflexion depuis ce qui s’est déployé sur la scène institutionnelle. Elles interrogent les rapports entre l’emprise, l’institution et le métacadre social et invitent à entendre la place particulière de ces attaques du corps adolescent en lien avec des expériences traumatiques antérieures.

Adolescence, 2024, 42, 1, 87-99.

Anne-Marie Paul : l’adolescence par annie ernaux : récits d’emprise

Dans Mémoire de fille, A. Ernaux conclut le récit fragmenté de son adolescence par la révélation de l’agression subie lors de sa première relation sexuelle. Cet événement, répétition et aboutissement des traumas de l’enfance dont l’origine sexuelle est diluée par l’autrice dans le socius, déclenche un phénomène d’emprise passionnelle lourd de symptômes. La subjectivation par sublimation littéraire est à la fois matière et matrice de l’œuvre, et transforme l’emprise en objet culturel partageable.

Adolescence, 2024, 42, 1, 71-85.