This article approaches tertiary processes and subjectivation through another pair of terms: translation and paradox. Translation demands that one carry out a particular kind tertiary function, becoming an agent of potential binding between meaning and signification; paradox pushes the Subject beyond Ego control and its dichotomic logic, not in order to deny it, but rather to move forward in an innovative way towards a third topology.
This article sums up the author’s ideas about the passage through adolescence. When the human event of the negative pubertaryoccurs in the subjectal development of the infantile organization, it gives rise to an unknown life-force that instigates adolescent creativity, rich in representations and leading to adolescent neurosis. How will the psychoanalyst welcome this gigantic adolescens work with its pitfalls into the transference-countertransference bond? For the adolescent to consent to adult life, work on the latency between the Ego and society must take place, with the risk of developing excessive narcissism or observing a subordination of the Ego.
Certains adolescents mésinscrits vont interroger dans leur rapport au cadre de ces dispositifs à médiation et obligent à déployer une écoute spécifique des jeux potentiels. L’étude d’un cas en médiation thérapeutique par le théâtre nous permet de définir les jeux typiques spéculaires engagés par les adolescents « aux limites » de leur processus de subjectivation. Nous soulignons enfin l’importance du jeu sur le cadre dans la prise en charge institutionnelle des adolescents mésinscrits.
Cet article explore le rôle de la pensée figurative et de la double limite au sein du processus adolescent. Après avoir examiné la place de la capacité de rêverie et du jeu dans l’élaboration des représentations liées à la nouveauté du corps pubère, l’autrice propose un dispositif groupal à médiation figurative et projective, utilisant le jeu Dixit®. Ce dispositif vise à aider les adolescents éprouvant des difficultés à rêver et à utiliser leur pensée pour élaborer leur vécu psychique.
Les dispositifs de médiation numériques d’orientation psychanalytique sont étudiés depuis quelques années. Dans cet article, nous présenterons le bricolage, en lien avec le confinement, d’un dispositif numérique à distance et ses enjeux transféro–contre-transférentiels. Les effets du cadre thérapeutique créé avec un jeu vidéo à distance seront interrogés dans l’analyse des échos sur le processus pubertaire du patient adolescent.
L’errance des jeunes est une recherche de la disparition, une manière radicale d’échapper aux contraintes sociales de l’identité, n’être plus personne. Essentiellement urbaine, la ville étant propice à la disparition de soi dans l’anonymat, avec une certaine forme de protection de soi du fait des squats, gares, terrains vagues, jardins publics et autres associations qui procurent une aide provisoire pour l’hébergement et la nourriture, outre leur débrouillardise, leur inventivité dans les marges pour tenir au jour le jour.
Les questions soulevées par le maniement du transfert à l’adolescence soulèvent toujours des débats sur la parentification du thérapeute. Cet article en rappelle brièvement en pratique les enjeux d’hier et d’aujourd’hui.
L’adolescence sera, ici, conçue comme un événement subjectal mettant au travail les processus tertiaires venant soutenir le processus de subjectivation adolescent. La visée étant que l’adolescent devienne un sujet à part entière, en lien avec le principe de réalité.
Ph. Gutton a forgé deux concepts pour rendre compte des changements qui se produisent au moment de l’entrée en puberté. Le pubertaire met l’accent sur la violence de l’effraction qui se produit au plan somatique et psychique. L’adolescens traduit le travail d’élaboration psychique rendu nécessaire par la poussée pulsionnelle pubertaire pour résister à la menace d’éclatement de l’unité du moi (psychose) et d’effondrement (dépression). Ph. Gutton a appelé ces deux mouvements le processus adolescent.
Les processus tertiaires et la subjectivation sont abordés à travers un autre couple de termes : traduction et paradoxe. La traduction invite à exercer une tiercéité particulière, à devenir un agent de liaison potentiel entre le sens et la signification ; le paradoxe pousse le Sujet au-delà de l’emprise du Moi et de sa logique dichotomique, non pour la nier mais pour avancer de façon innovante vers une troisième topique.
Adolescence, 2024, 42, 2, 237-244.
Revue semestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines, indexée AERES au listing PsycINFO publiée avec le concours du Centre National du Livre et de l’Université de Paris Diderot Paris 7