Après avoir dépouillé un dossier en provenance d’Afrique, l’auteur rassemble les caractéristiques des adolescents au Bénin, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Zaïre ainsi qu’au Burkina Faso et chez quelques migrants africains en France. Si ces adolescents semblent dans l’ensemble partager les problèmes psychologiques de leurs contemporains français, la théorie, elle, reste très marquée par le modèle français mais trop souvent ne tient que peu compte des spécificités sociologiques des régions concernées.
Après l’étude du cas “ Félix ” ouvrant aux concepts d’objets internes et de fantasmes inconscients ; puis du cas “ Ilse ”, centré sur les conceptions kleiniennes de l’identité sexuelle féminine, l’auteur explore le matériel émanant de l’analyse de “ Willy ” (quatorze ans). Analyse dans laquelle Klein illustre et conceptualise, comme elle l’a fait pour Félix et Ilse, que revisiter l’Œdipe précoce constitue, à l’adolescence, le préalable indispensable au développement intégratif conjoint de la bisexualité psychique et de la “ puberté psychique ”. Klein articule ce travail aux concepts de phase féminine commune aux deux sexes, de parents combinés, d’homosexualité masculine.
À partir de l’étiologie traditionnelle de la maladie mentale en Afrique Noire, l’auteur interroge la notion » d’enfant ancêtre » dans l’interprétation des troubles mentaux chez les adolescents africains de la première génération en situation de migration. À partir d’une lecture ethnopsychanalytique de deux cas cliniques, l’auteur met en évidence la réintroduction de la fonction symbolique du père, fondée sur cette étiologie traditionnelle, au sein de deux familles exposées à l’acculturation. L’auteur démontre l’efficacité thérapeutique de cette méthode ethnopsychanalytique qui a permis à ces deux adolescents de se soustraire au déni de filiation attribué par cette logique culturelle pour ne pas être » sacrifiés » à leur statut » d’enfant ancêtre « .
Au XIXe siècle, la Bible proposa une image nouvelle du corps humain aux Merina, dont la royauté était la plus puissante et la plus évangélisée à Madagascar. Le christianisme était censé les inspirer pour leur intégration dans la » civilisation « . Certaines institutions ancestrales, jugées contraires aux nouvelles traditions, étaient alors abandonnées. Cependant, le » besoin de la chair « , néologisme par lequel les missionnaires désignaient la luxure, restait insensible à la christianisation des murs. Les Merina utilisèrent la sexualité comme un champ de résistance, face à la crainte d’une emprise totale de l’Occident sur leur identité. Que ce fût au sein de la famille royale ou chez le commun des gens, les acteurs étaient surtout les adolescents : leur comportement avait été approuvé par leurs parents.
Le parcours d’Arthur Rimbaud est jalonné par la poésie, ses courriers, mais également ses errances, ses troubles des conduites et du comportement où la solitude est là… en quête d’un Père, toujours absent et manquant.
Selon le prolongement de l’analyse effectuée précédemment sur Parle avec elle, P. Almodovar a poussé plus loin l’expression de ses fantasmes fraternels et offre pour la première fois avec La mauvaise éducation des éléments concrets et autobiographiques de leur naissance. Il donne une place enfin toute-puissante aux personnages phalliques masculins et parvient à éliminer les féminins presque totalement.
L’épidémie du sida qui ne cesse de progresser en Afrique affecte de manière catastrophique, les enfants, les jeunes et les adultes. Les conséquences de cette situation sont sanitaires, économiques et démographiques. Les adolescents qui sont plus díun milliard dans le monde sont très concernés, en particulier en Afrique où ils sont faiblement scolarisés et dont beaucoup vivent dans la rue et/ou se prostituent. Des Comités de lutte contre le sida se sont mis en place chez des élèves et des enseignants, des actions d’information et d’éducation se déroulent jusque dans les villages ruraux. Des associations relaient líaction des pouvoirs publics. Des personnes atteintes, surtout jeunes, témoignent et font reculer le déni et líexclusion. Il faudrait cependant soutenir des programmes de prises en charge médicale et psychosociale, sinon le discours de la prévention va s’essouffler.
Cet article donne un aperçu du livre de Jean-José Baranes [(2003). Les balafrés du divan. Essai sur les symbolisations plurielles.Paris : Dunod] dont le thème central est une réflexion clinique et théorique sur le travail de symbolisations primaires et secondaires, à l’œuvre dans les indications actuelles de la psychanalyse.
Un épisode de la vie de S. Freud, les fiançailles de sa fille Sophie avec Max, exemplifie la convocation des affects contre-transférentiels concernant l’identité et la perlaboration qui s’ensuit chez l’adulte quand les enfants acquièrent et affichent une possible sexualité génitale et éprouvent des sentiments amoureux.
Dans cet article, l’auteur se propose de définir et de distinguer les notions de morale, de déontologie et d’éthique appliquées au domaine médical. Déontologie et éthique sont ensuite interrogées dans le cadre d’une pratique de soins psychiatriques auprès d’adolescents suicidants. Ce type de situation thérapeutique confronte répétitivement et violemment les soignants aux questions déontologiques et éthiques.
Une vignette clinique permet la mise en évidence des modalités du questionnement éthique, questionnement indispensable à l’élaboration d’une action soignante.
Revue semestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines, indexée AERES au listing PsycINFO publiée avec le concours du Centre National du Livre et de l’Université de Paris Diderot Paris 7