Tous les articles par Admin

Philippe Givre: evanescent body: auto-sensual and sensorial arrangement

During the therapeutic treatment of a young adolescent patient, the insistent presence of sensations of heat and cold serves in the struggle against depersonalization anxieties, but also points to the presence of pubertary, infantile and archaic feelings that cannot be subjectivized. The establishment of specific affinities between the achaic and pubertary registers fosters, in a very regressive way, the dominance of the most primitive ways of representing, to the detriment of more elaborated forms, which the psychotherapy was able gradually to differentiate.

Adolescence, 2014, 32, 4, 705-717.

Philippe Jeammet: the sensorial: an antidote for emotions

The context of the process of adolescence is paradox. The subject is confronted in a particularly intense way with the effects of dependence and the requirement of autonomy. This tension causes a resurgence of emotions that the subject must deal with, and the quest for sensation may be one way of coping. The reflective consciousness will be crucial in shielding the subject from the consequences of a destructive polarization.

Adolescence, 2014, 32, 4, 695-703.

Vincent Cornalba, Jacques Dayan: sensoriality’s dual purpose

The use of the sensorial is twofold, involving binding and unbinding effects. The idea of trans-figuration lends itself to the representation of a play of figurations in which the other is a necessary partner. The insistent way the body intervenes in adolescence cannot be interpreted entirely as a glitch; it can just as well be seen as a lead-in and may appear as an operator within the very process of subjectivation.

Adolescence, 2014, 32, 4, 687-693.

Joëlle Roseman : charles in slumberland, rêve et bande dessinée

Little Nemo in Slumberland, bande dessinée de W. McCay, explore l’univers onirique d’un jeune garçon. Elle figure de nombreuses sensations, transformations et angoisses corporelles. L’intérêt que lui a porté Charles, adolescent en psychothérapie, a permis d’utiliser cette médiation dans le transfert. Elle a eu pour lui une fonction d’éveil à son monde interne, mais aussi de pare-excitations, et a permis un travail psychique d’élaboration.

Adolescence, 2014, 32, 4, 879-890.

Marc Delorme : prescription de psychotropes à l’adolescence

La prescription de psychotropes à l’adolescence est un acte de soin induisant une réflexion en termes de significations pour l’adolescent et pour le prescripteur. Une nouvelle génération de psychotropes a bousculé les habitudes des prescripteurs. La clinique nosographique doit donc se conjuguer avec la clinique psychopathologique, afin que le médicament devienne « un outil de liberté » en permettant au sujet de se saisir de la capacité « psychotropique » du médicament, grâce à la « magie des mots ».

Adolescence, 2014, 32, 4, 865-875.

Maurice Corcos : sensorialité = fragments épars – morceaux vivants. expérience clinique, survol littéraire

De l’importance de la sensorialité dans la construction du sujet à l’adolescence en tant que reprise d’une sensorialité de la prime enfance, et de son télescopage avec la métamorphose pubertaire de l’expérience orgastique. De l’impact que cet événement produit dans le rapport du sujet au monde extérieur et à ses objets internes en terme de création… entre absence et présence de l’objet.

Adolescence, 2014, 32, 4, 857-864.

Anne Boisseuil : temporalités sensorielles en quête de sens chez une adolescente

À partir de la clinique d’une adolescente reçue en consultation pour symptômes hallucinatoires, nous proposons une lecture de ses expressions subjectives selon une perspective temporelle. Nous axerons notre réflexion sur l’actualisation de liens primaires où la sensorialité peut devenir une voie de conquête vers la subjectivation. De ce fait, nous interrogerons la place de l’environnement actuel de l’adolescente comme étayage dans ce travail.

Adolescence, 2014, 32, 4, 847-856.

Laurent Branchard, Gérard Pirlot : le travail d’empêchement de l’effraction sensorielle

Le travail du négatif à l’adolescence est présenté comme une participation de l’alexithymie en tant qu’évitement d’une sensorialité traumatique. Aussi, l’adolescence peut se comprendre non seulement comme réactivation œdipienne, mais encore comme risque de surgissement sensoriel ressemblant à celui du début de la vie. Une clinique à partir de la sensorialité est alors à envisager.

Adolescence, 2014, 32, 4, 835-846.

Chantal Lheureux-Davidse : sensorialité et conquête du moi corporel chez de jeunes autistes

L’accompagnement des nouveaux éprouvés corporels et de leurs fluctuations au moment du passage pubertaire chez les jeunes autistes permet d’ouvrir de nouvelles modalités d’apaisement face à l’effraction pulsionnelle. Le passage pubertaire qui donne l’occasion d’un éveil sensoriel dans le bas du corps peut ainsi participer à relancer la construction d’un moi corporel inachevé et rend par la suite le jeune autiste plus disponible à un intérêt spontané pour la relation aux autres.

Adolescence, 2014, 32, 4, 809-833.

Sylvie Le Poulichet : créations d’enveloppes sensorielles paradoxales

À partir d’étranges formations sensorielles et de théories d’allure délirante dans certains passages adolescents, sont présentées les notions de « créations d’enveloppes sensorielles paradoxales » et de « théories fantastiques de l’adolescence ». Le recours à la sensorialité n’est ni un déficit ni une régression, mais une création paradoxale – protectrice et persécutrice – qui permet d’élaborer dans le transfert les traces refoulées du sexuel infantile inconscient, articulées aux compositions corporelles et fantasmatiques propres à l’adolescence.

Adolescence, 2014, 32, 4, 809-820.